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	<title>Fondation culturelle Barbier-Mueller</title>
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	<description>Site de la Fondation culturelle Barbier-Mueller</description>
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	<title>Fondation culturelle Barbier-Mueller</title>
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		<title>Au château avec Lola l&#8217;aventurière et Toé</title>
		<link>https://www.fondation-culturelle-barbier-mueller.org/au-chateau-avec-lola-laventuriere-et-toe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurence Mattet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 16:07:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Evénements]]></category>
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					<description><![CDATA[Découvrez les Kanak ! Prêts pour une aventure au cœur des îles du Pacifique ?Le temps d’un après-midi au château de Marnand, les enfants deviennent de véritables explorateurs… En collaboration avec Moudon Région Tourisme et le Château de Marnand, la Fondation culturelle Musée Barbier-Mueller propose une rencontre spécialement dédiée aux enfants, dans le cadre des [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"></h2>



<h3 class="wp-block-heading">Découvrez les Kanak !</h3>



<p><strong>Prêts pour une aventure au cœur des îles du Pacifique ?</strong><br>Le temps d’un après-midi au château de Marnand, les enfants deviennent de véritables explorateurs…</p>



<p>En collaboration avec <a href="http://ticketing.moudon-tourisme.ch" data-type="link" data-id="ticketing.moudon-tourisme.ch">Moudon Région Tourisme</a> et le<a href="https://www.chateaudemarnand.com/"> Château de Marnand</a>, la <a href="https://www.fondation-culturelle-barbier-mueller.org/">Fondation culturelle Musée Barbier-Mueller</a> propose une rencontre spécialement dédiée aux enfants, dans le cadre des activités de<a href="https://lolalaventuriere.com/"> <em>Lola l’aventurière</em></a>. Le château ouvre ses portes aux jeunes aventuriers pour un moment magique mêlant lecture, découverte et jeux.</p>



<p>Lors de cet événement, les enfants plongeront dans l’univers du livre <a href="https://www.barbier-mueller.ch/boutique/publications-pour-enfants-de-la-fondation-culturelle-musee-barbier-mueller/toe-la-monnaie-sacree-et-le-cachalot-geant/"><em>Toé, la monnaie sacrée et le cachalot géant</em>,</a> dernier tome de la série <em>Lola l’aventurière</em>. À travers une lecture vivante et immersive, ils voyageront jusqu’aux îles lointaines du Pacifique.</p>



<p>Inspirée d’un mythe du peuple kanak de Nouvelle-Calédonie, cette histoire raconte l’aventure de Toé, un garçon courageux et curieux. En découvrant une mystérieuse monnaie sacrée enfouie dans la terre, il attire malgré lui de sombres convoitises… et le cachalot géant, gardien des mers, s’éveille. Toé parviendra-t-il à protéger ce trésor et à préserver la paix entre les clans ?</p>



<p>Chaque enfant <strong>repartira avec ce magnifique ouvrage</strong>, richement illustré par Helder Da Silva, accompagné d’une dédicace personnalisée de l’artiste.</p>



<p><strong>Un petit carnet de jeux ainsi qu’un goûter léger (jus ou sirop et biscuits) seront également offerts.</strong><br>Si la météo le permet, l’après-midi se poursuivra par une visite de la ferme du château, à la découverte des animaux et de la vie du domaine.</p>



<p><strong>Une expérience immersive entre histoire, nature et imaginaire, dans un cadre enchanteur.</strong></p>



<p><strong>Tarif Enfant : CHF 20.-</strong>  Cliquer ici pour vers la <strong><a href="https://infomaniak.events/fr-ch/group/0f00f913-26fb-4cf7-97eb-4248152650ac">BILLETTERIE</a></strong></p>



<p><strong>Adultes accompagnateurs gratuit</strong></p>



<p>(Les enfants doivent être obligatoirement accompagnés d&rsquo;un adulte minimum)</p>



<p><strong>Programme </strong>:</p>



<p>&#8211; Lecture du dernier tome de la série Lola l&rsquo;aventurière</p>



<p></p>



<p>&#8211; Goûter pour les enfants inscrits</p>



<p>&#8211; Visite de la ferme du château de Marnand (selon la météo)</p>



<p>Selon le nombre de participants, l’illustrateur se déplacera exceptionnellement pour faire des dédicaces personnalisées sur chaque livre.</p>



<p><strong>Date</strong>&nbsp;:<strong>&nbsp;Dimanche 26 avril 2026</strong></p>



<p><strong>Horaire</strong>&nbsp;: <strong>14h30</strong></p>



<p><strong>Durée</strong>&nbsp;: entre 45-60 minutes (selon la météo)</p>



<p><strong>Rdv&nbsp;</strong>: <strong>Château de Marnand (1524 Marnand)</strong></p>



<p>Fin des ventes en ligne le vendredi 24 avril à 17h00</p>



<p><strong>Pour toutes informations relatives aux inscriptions à cette activité sur ticketing.moudon-tourisme.ch, veuillez contacter : Moudon Région Tourisme, téléphone : ++ 41 21 905 88 66, e-mail <a href="mailto:tourisme@moudon.ch">tourisme@moudon.ch</a></strong></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Toé, la monnaie sacrée et le cachalot géant</title>
		<link>https://www.fondation-culturelle-barbier-mueller.org/toe-la-monnaie-sacree-et-le-cachalot-geant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurence Mattet]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Mar 2026 14:14:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ethno-contes]]></category>
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					<description><![CDATA[UN ETHNO-CONTE RACONTÉ PAR LOLA L’AVENTURIÈRE Pour cette nouvelle aventure, Lola s’est rendue à la rencontre des Kanak de Nouvelle-Calédonie. Une découverte magique. Un grand danger. Un jeune héros prêt à tout…Sur les îles brillantes de Kudui, Toé, un garçon courageux et curieux, trouve un mystérieux disque enfoui sous la terre. Ce n’est pas un [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">UN ETHNO-CONTE RACONTÉ PAR LOLA L’AVENTURIÈRE</h3>



<p>Pour cette nouvelle aventure, <a href="https://lolalaventuriere.com/">Lola </a>s’est rendue à la rencontre des Kanak de Nouvelle-Calédonie.</p>



<p>Une découverte magique. Un grand danger. Un jeune héros prêt à tout…Sur les îles brillantes de Kudui, Toé, un garçon courageux et curieux, trouve un mystérieux disque enfoui sous la terre. Ce n’est pas un simple coquillage… C’est une monnaie sacrée, liée aux esprits de l’océan ! Mais ce trésor attire aussi de sombres convoitises… Et quand un voleur tente de s’en emparer, le cachalot géant, gardien des mers, se réveille.</p>



<p>Toé saura-t-il protéger la monnaie… et préserver la paix entre les clans ?</p>



<p>Un ethno-conte palpitant, inspiré d’un mythe de Nouvelle-Calédonie, pour voyager, rêver… et grandir.</p>



<p>La deuxième partie du livre offre une perspective pédagogique, mettant en lumière la vie quotidienne de ces populations méconnues à travers des photographies prises sur le terrain.</p>



<p><em>Toé </em>compte un total de 44 pages. Parmi ces 44 pages, 38 sont illustrées par les dessins d’Helder da Silva et 6 pages de dossier pédagogique illustré de 11 photographies en couleurs (texte et photos de Claude Grin).</p>



<h4 class="wp-block-heading">La série</h4>



<p>Lola est une petite aventurière qui ne rate pas une occasion de partir à la recherche d’événements mystérieux qui se sont passés dans les régions reculées de notre belle planète. À chacune de ses aventures, elle revient nous conter ses découvertes. Elle entraîne les enfants âgés de 6 à 10 ans dans un voyage captivant à travers les contes, légendes et mythologies de sociétés ignorées. Ces récits authentiques, collectés par les anthropologues de la Fondation culturelle Musée Barbier-Mueller, sont réécrits par l’auteur pour enfants Laurence Mattet et magnifiquement illustrés par Helder Da Silva.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Déjà paru dans la même série :</h4>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.barbier-mueller.ch/boutique/publications-pour-enfants-de-la-fondation-culturelle-musee-barbier-mueller/oket-et-loiseau-geant/"><em>Oket et l’oiseau géant</em></a>. Chez les Indiens Kayapo d’Amazonie au Brésil</li>



<li><em><a href="https://www.barbier-mueller.ch/boutique/publications-pour-enfants-de-la-fondation-culturelle-musee-barbier-mueller/gazourou-et-lesprit-de-la-foret/">Gazourou et</a>&nbsp;<a href="https://www.barbier-mueller.ch/boutique/publications-pour-enfants-de-la-fondation-culturelle-musee-barbier-mueller/gazourou-et-lesprit-de-la-foret/">l’esprit de la forêt</a></em>. Chez les Kouya de Côte d’Ivoire</li>



<li><a href="https://www.barbier-mueller.ch/boutique/publications-pour-enfants-de-la-fondation-culturelle-musee-barbier-mueller/bada-et-la-deesse-dragon/"><em>Bada et la déesse du dragon</em></a>. Chez les plongeuses de l’île de Jeju en Corée</li>



<li><em><a href="https://www.barbier-mueller.ch/boutique/publications-pour-enfants-de-la-fondation-culturelle-musee-barbier-mueller/sona-lamu-et-le-poisson-dor/">Sona Lamu et le poisson d’Or.</a></em>&nbsp;Chez les Na de Lijiazui.</li>



<li><a href="https://www.barbier-mueller.ch/boutique/publications-pour-enfants-de-la-fondation-culturelle-musee-barbier-mueller/menuka-et-les-esprits-de-la-nuit/"><em>Ménuka et les Esprits de la Nuit</em></a>. Chez les Chepang du Népal.</li>
</ul>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>LUCINGES &#8211; Centenaire de Michel Butor &#8211; Exposition de photographies d&#8217;Adrien Viel, organisée par la Fondation culturelle Musée Barbier-Mueller « Regards sur les Chepang du Népal »- Archipel Butor, du 27 mai au 1er août 2026- Vernissage et conférence : 27 mai 2026 à 17h30</title>
		<link>https://www.fondation-culturelle-barbier-mueller.org/lucinges-exposition-de-photographies-dadrien-viel-organisee-par-la-fondation-culturelle-musee-barbier-mueller-regards-sur-les-chepang-du-nepal-bibliotheque-de-larchipel-butor-du-27-mai-au/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurence Mattet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Feb 2026 19:36:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Evénements]]></category>
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					<description><![CDATA[La famille Barbier-Mueller et les collaborateurs de leur musée entretenaient avec le grand écrivain et poète Michel Butor, disparu en 2016, des liens d’amitié étroits et durables. Il a rédigé de nombreux textes et ouvrages pour le musée et a collaboré à plusieurs reprises avec cette institution, contribuant notamment à nourrir un dialogue fécond entre [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>La famille Barbier-Mueller et les collaborateurs de leur musée entretenaient avec le grand écrivain et poète <strong>Michel Butor</strong>, disparu en 2016, des liens d’amitié étroits et durables. Il a rédigé de nombreux textes et ouvrages pour le musée et a collaboré à plusieurs reprises avec cette institution, contribuant notamment à nourrir un dialogue fécond entre littérature et arts extra-occidentaux.</p>



<p><strong>À l’occasion du centenaire du maître des lettres contemporaines, il est apparu comme une évidence que la Fondation culturelle Musée Barbier-Mueller s’associe à cette commémoration aux côtés de sa famille, au sein de l’Archipel Butor.</strong></p>



<p>Michel Butor s’intéressait non seulement aux œuvres d’art, mais aussi aux personnes qui les avaient confectionnées, et plus largement, aux femmes et aux hommes dont la richesse réside avant tout dans leurs expressions culturelles ancrées dans les pratiques, les récits et les rituels. Refusant toute hiérarchie entre les formes de création, il portait une attention particulière aux cultures peu représentées dans les musées, convaincu que chacune exprime une manière singulière d’habiter le monde. Son œuvre témoigne ainsi d’une curiosité profonde pour la diversité des expériences humaines et d’un désir constant de faire dialoguer les cultures. </p>



<p><strong>L’exposition proposée par la Fondation culturelle Musée Barbier-Mueller s’inscrit dans cette perspective, en mettant en lumière une communauté dont la mémoire et l’identité se transmettent avant tout par les traditions orales, les pratiques quotidiennes et les rituels.</strong></p>



<p><strong>La Bibliothèque de l’Archipel</strong> accueille ainsi l&rsquo;exposition <strong><em>Regards sur les Chepang du Népal</em></strong>, une communauté tibéto-birmane parmi les plus marginalisées du pays. À travers le regard sensible d’<strong>Adrien Viel, anthropologue, cinéaste et photographe</strong>, le visiteur découvre leur vie quotidienne, leurs pratiques spirituelles et leur univers culturel.</p>



<p>Les photographies réunies sont issues de séjours prolongés dans les villages chepang et témoignent aussi bien de scènes de la vie ordinaire que de cérémonies chamaniques. Elles sont accompagnées de deux publications de la fondation : <strong><em>Les Chepang du Népal</em></strong> d’Adrien Viel, monographie ethnographique, et <strong><em>Ménuka et les Esprits de la Nuit</em></strong> de Pascal Montjovent, conte jeunesse illustré qui propose une première découverte de cet univers aux plus jeunes.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.fondation-culturelle-barbier-mueller.org/wp-content/uploads/2026/02/4-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-3443" srcset="https://www.fondation-culturelle-barbier-mueller.org/wp-content/uploads/2026/02/4-1024x683.jpg 1024w, https://www.fondation-culturelle-barbier-mueller.org/wp-content/uploads/2026/02/4-300x200.jpg 300w, https://www.fondation-culturelle-barbier-mueller.org/wp-content/uploads/2026/02/4-768x512.jpg 768w, https://www.fondation-culturelle-barbier-mueller.org/wp-content/uploads/2026/02/4-1536x1024.jpg 1536w, https://www.fondation-culturelle-barbier-mueller.org/wp-content/uploads/2026/02/4-2048x1365.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.fondation-culturelle-barbier-mueller.org/wp-content/uploads/2026/02/2-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-3445" srcset="https://www.fondation-culturelle-barbier-mueller.org/wp-content/uploads/2026/02/2-1024x683.jpg 1024w, https://www.fondation-culturelle-barbier-mueller.org/wp-content/uploads/2026/02/2-300x200.jpg 300w, https://www.fondation-culturelle-barbier-mueller.org/wp-content/uploads/2026/02/2-768x512.jpg 768w, https://www.fondation-culturelle-barbier-mueller.org/wp-content/uploads/2026/02/2-1536x1024.jpg 1536w, https://www.fondation-culturelle-barbier-mueller.org/wp-content/uploads/2026/02/2-2048x1365.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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			</item>
		<item>
		<title>CRANVES-SALES, Festival « Carnets d’aventure », mars 2026 – Exposition de photographies de Patrick Darlot chez les Winye du Burkina Faso &#8211; Du 23 février au 16 mars 2026. Inauguration et rencontre avec le photographe : le 2 mars 2026. Maison des sociétés, Cranves-Sales.</title>
		<link>https://www.fondation-culturelle-barbier-mueller.org/cranves-sales-festival-carnets-daventure-mars-2026-exposition-de-photographies-de-patrick-darlot-chez-les-winye-du-burkina-faso-du-23-fevrier-au-16-mars-2026-inauguration-e/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurence Mattet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Feb 2026 17:44:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Evénements]]></category>
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					<description><![CDATA[À l’occasion du Festival Carnets d’aventure, qui célèbre ses 15 ans, la commune de Cranves-Sales accueille une exposition de photographies de Patrick Darlot, organisée avec la Fondation culturelle Musée Barbier-Mueller. L’intégralité des images sera présentée à la Maison des sociétés du 2 au 6 mars 2026 dans le cadre du festival, tandis qu’une sélection sera [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>À l’occasion du Festival <em>Carnets d’aventure</em>, qui célèbre ses 15 ans, la commune de Cranves-Sales accueille une exposition de photographies de <strong>Patrick Darlot</strong>, organisée avec la Fondation culturelle Musée Barbier-Mueller. L’intégralité des images sera présentée à la Maison des sociétés du <strong>2 au 6 mars 2026</strong> dans le cadre du festival, tandis qu’une sélection sera visible <strong>du 23 février au 16 mars 2026 </strong>à la Bibliothèque Louis Briffod.</p>



<p>Consacrée aux Winye, peuple du centre-ouest du Burkina Faso, cette exposition propose une immersion sensible dans une culture riche et méconnue. Depuis plus de dix ans, Patrick Darlot documente avec respect leurs traditions et leurs rites, notamment les cérémonies funéraires qui occupent une place essentielle dans leur société.</p>



<p>Le festival proposera également sept films suivis d’échanges avec les aventuriers, deux expositions photographiques et plusieurs temps forts, dont « Recycl’Aventure » et le concert du groupe Sunny Side Up Duo le 6 mars.</p>



<p>Cette exposition, fruit d’une collaboration avec la Fondation culturelle Musée Barbier-Mueller, constitue l’un des temps forts du festival et une invitation à découvrir le regard unique de Patrick Darlot sur le peuple winye.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="567" height="392" src="https://www.fondation-culturelle-barbier-mueller.org/wp-content/uploads/2026/02/8-BF2010-100214-0149-2.jpg" alt="" class="wp-image-3431" srcset="https://www.fondation-culturelle-barbier-mueller.org/wp-content/uploads/2026/02/8-BF2010-100214-0149-2.jpg 567w, https://www.fondation-culturelle-barbier-mueller.org/wp-content/uploads/2026/02/8-BF2010-100214-0149-2-300x207.jpg 300w" sizes="(max-width: 567px) 100vw, 567px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="567" height="379" src="https://www.fondation-culturelle-barbier-mueller.org/wp-content/uploads/2026/02/3-inte╠urieur-cuisine-197-1.jpg" alt="" class="wp-image-3433" srcset="https://www.fondation-culturelle-barbier-mueller.org/wp-content/uploads/2026/02/3-inte╠urieur-cuisine-197-1.jpg 567w, https://www.fondation-culturelle-barbier-mueller.org/wp-content/uploads/2026/02/3-inte╠urieur-cuisine-197-1-300x201.jpg 300w" sizes="(max-width: 567px) 100vw, 567px" /></figure>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="567" height="567" src="https://www.fondation-culturelle-barbier-mueller.org/wp-content/uploads/2026/02/15-BF130329-0495-223-228-1.jpg" alt="" class="wp-image-3435" srcset="https://www.fondation-culturelle-barbier-mueller.org/wp-content/uploads/2026/02/15-BF130329-0495-223-228-1.jpg 567w, https://www.fondation-culturelle-barbier-mueller.org/wp-content/uploads/2026/02/15-BF130329-0495-223-228-1-300x300.jpg 300w, https://www.fondation-culturelle-barbier-mueller.org/wp-content/uploads/2026/02/15-BF130329-0495-223-228-1-150x150.jpg 150w" sizes="(max-width: 567px) 100vw, 567px" /></figure>



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			</item>
		<item>
		<title>Les Awajun &#8211; Une ethnographie du spirituel</title>
		<link>https://www.fondation-culturelle-barbier-mueller.org/les-awajun-une-ethnographie-du-spirituel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurence Mattet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Jan 2026 20:03:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquêtes]]></category>
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					<description><![CDATA[SÉBASTIEN BAUD Les Awajun vivent au nord du Pérou, en haute Amazonie occidentale, sur le haut Marañón et ses affluents&#160;: Chiriacu, Cenepa, Nieva et le bas Santiago. Leur langue, l’awajun, appartient à la famille aents chicham (anciennement jivaro), comme celle des Achual, Shuar et Wampis. En 2017, environ 37&#160;000 personnes s’identifiaient comme Awajun, constituant ainsi [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>SÉBASTIEN BAUD</p>



<p>Les Awajun vivent au nord du Pérou, en haute Amazonie occidentale, sur le haut Marañón et ses affluents&nbsp;: Chiriacu, Cenepa, Nieva et le bas Santiago. Leur langue, l’awajun, appartient à la famille <em>aents chicham</em> (anciennement jivaro), comme celle des Achual, Shuar et Wampis. En 2017, environ 37&nbsp;000 personnes s’identifiaient comme Awajun, constituant ainsi la deuxième société autochtone d’Amazonie péruvienne, après les Ashaninka.</p>



<p>Les Awajun se définissent socialement comme <em>shuag</em> – «&nbsp;gens connus, parents, alliés&nbsp;» – dans une conception relationnelle et politique du soi, et ontologiquement comme <em>aents</em> – «&nbsp;la personne qui se tient debout, l’être humain&nbsp;».</p>



<p>Jusqu’au début du XXᵉ siècle, avant son interdiction par l’État, ils ont pratiqué la chasse aux têtes (<em>tsantsa</em>) dans le cadre de rituels de fertilité complexes impliquant une quête spirituelle, centrée sur la rencontre d’Ajutap et matérialisée par un brillement dans le cœur, lieu de la pensée. Ces pratiques reflétaient un mode d’existence profondément intégré à une conception du monde où la parole, les émotions, le rêve, le beau et la relation aux autres existants formaient un tout indissociable. Leur effacement progressif marque une transformation majeure de cet ethos.</p>



<p>Traditionnellement, la société awajun reposait sur des maisonnées dispersées, organisées autour d’un homme reconnu pour sa valeur guerrière et la force de sa rhétorique. Ces noyaux familiaux endogames, liés par l’alliance et la solidarité chamanique, étaient répartis le long des ruisseaux et nommés d’après les bassins fluviaux. Ces unités, unies par la langue, formaient un sous-ensemble – les Awajun – à l’intérieur d’un ensemble régional autrefois appelé Jivaro. Contrairement à d’autres sociétés amazoniennes, leur organisation n’était pas centralisée&nbsp;; sauf en cas de tensions avec d’autres groupes régionaux.</p>



<p>Les communautés contemporaines se sont formées à partir de ces noyaux et restent marquées par cette structuration ancienne. Trois grandes étapes ont jalonné cette transformation&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>L’exploitation du caoutchouc au début du XXᵉ siècle et l’installation des familles sur les rives&nbsp;;</li>



<li>L’arrivée de l’école bilingue dans les années 1950, entraînant le regroupement des familles&nbsp;;</li>



<li>La loi de 1974 sur les «&nbsp;communautés autochtones&nbsp;», qui leur a permis d’acquérir des titres de propriété sur leurs terres.</li>
</ul>



<p>Depuis un siècle, les Awajun subissent des mutations culturelles profondes&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Pression démographique&nbsp;;</li>



<li>Réduction des territoires&nbsp;;</li>



<li>Construction de routes et intensification des échanges économiques&nbsp;;</li>



<li>Scolarisation en espagnol au détriment des savoirs vernaculaires&nbsp;;</li>



<li>Influence grandissante des Églises protestantes nord-américaines.</li>
</ul>



<p>À ces causes s’ajoutent de nombreux effets délétères&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Extractivisme d’État, orpaillage illégal et pollution des fleuves&nbsp;;</li>



<li>Déforestation et disparition du gibier&nbsp;;</li>



<li>Appauvrissement des sols&nbsp;;</li>



<li>Alcoolisme, malnutrition infantile et suicides chez les jeunes filles.</li>
</ul>



<p>Dans ce contexte, ce travail ethnographique vise à interroger la manière dont les Awajun résistent à cette transformation de leur monde et de leurs modes d’être. Ce qu’ils nous enseignent, c’est qu’avec l’abandon de certaines pratiques rituelles (comme les grandes fêtes autrefois associées aux <em>tsantsa</em>), la disparition des cultigènes (comme le manioc), l’affaiblissement des liens avec l’esprit des jardins (Nugkui), la perte du savoir olfactif touchant aux arbres, celle des chants <em>anen</em> et des formes d’initiation, c’est tout un système de connaissance et d’interprétation du monde – cohérent, sensible, relationnel – qui est ébranlé.</p>



<p>Il s’agit donc d’écrire la singularité awajun&nbsp;: une pensée du corps, du cœur, des gestes, du rêve et de la raison, qui s’exprime dans les actes quotidiens aussi bien que dans les récits, les chants, les visions et les rituels. Une pensée ouverte, dynamique, où vivre ne se réduit pas à survivre, mais à signifier.</p>



<p>Ce travail ethnographique, amorcé en 2007, reste à approfondir et à finaliser. Les sources écrites, rares et fragmentaires, rendent nécessaire une enquête renouvelée, qui conjugue description fine des pratiques et approche phénoménologique. L’objectif est de mieux comprendre comment la société awajun se perçoit aujourd’hui, comment elle conserve ou transforme ses rapports au territoire, à la maladie, et à la construction de soi – de l’abatis-brûlis au territoire contesté, de la pharmacopée familiale au chamanisme, de la quête spirituelle à la guerre.</p>



<p>À partir des mots, des gestes, des récits et des expériences sensibles, ce travail se veut une contribution à la sauvegarde d’une culture menacée, à travers ses formes de savoir, ses relations humaines et non-humaines, et ses manières d’habiter le monde.</p>



<p>Je prévois une enquête de terrain de quatre à cinq mois, suivie d’un séjour complémentaire d’un mois pour approfondir les points soulevés lors de l’écriture.</p>



<p>*************************</p>



<p><strong>Sebastien Baud</strong> est ethnologue, chercheur associé à l’Institut Français d’Études Andines (IFEA), Lima&nbsp;; coordonnées&nbsp;: Rue du Noyer, 8, F-68480 Wolschwiller&nbsp;; +33 6 85 56 84 17&nbsp;; mel@sebastienbaud.fr</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Yamanasiná, encore en vie : les canoéistes de la Terre de Feu</title>
		<link>https://www.fondation-culturelle-barbier-mueller.org/yamanasina%c2%b9-encore-en-vie-les-canoeistes-de-la-terre-de-feu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurence Mattet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Jul 2025 19:57:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquêtes]]></category>
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					<description><![CDATA[JAVIER DOMINGO Ce projet porte sur le peuple Yahgan (ou Yamana) de la Terre de Feu, considéré comme « éteint » depuis longtemps. Il s&#8217;agit d&#8217;une initiative originale et collaborative visant à témoigner de la persistance des pratiques sociales et des liens communautaires de cette population de l’extrême sud de la planète. Ce travail est [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>JAVIER DOMINGO</strong></p>



<p>Ce projet porte sur le peuple Yahgan (ou Yamana) de la Terre de Feu, considéré comme « éteint » depuis longtemps. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une initiative originale et collaborative visant à témoigner de la persistance des pratiques sociales et des liens communautaires de cette population de l’extrême sud de la planète. Ce travail est soutenu par la communauté yahgan de Bahía Mejillones (Ukika, Puerto Williams, Chili), dont fait partie ma principale collaboratrice, Cristina Zárraga². Conscients du potentiel de galvanisation culturelle qu’un travail anthropologique peut offrir aujourd’hui, nous cherchons à documenter, ensemble, les pratiques culturelles menacées de disparition, ainsi que les liens sociaux toujours vivants.</p>



<p>Les Yahgan — autrefois aussi appelés Fuegiens³ — étaient presque inconnus des Européens avant la fin du XVIIIe siècle. Ils furent « découverts » lors d’expéditions motivées d’abord par la chasse au phoque et à la baleine, puis par l’intérêt scientifique croissant pour leur territoire. En 1831, le capitaine FitzRoy (considéré comme le père de la météorologie moderne) emmena en Angleterre trois adolescents⁴ yahgan, dans une tentative expérimentale de « civilisation ». Au retour, il fut rejoint par Charles Darwin, qui décrivit les Yahgan comme « le peuple le plus primitif de la planète » et considéra que leur langue « méritait à peine d’être qualifiée d’articulée »⁵. Cette langue, plus tard étudiée par des missionnaires anglicans à la fin du XIXe siècle, fut ensuite abandonnée. Deux siècles plus tard, les Yahgan étaient considérés comme un peuple disparu, avec une langue parlée uniquement par une ultime locutrice. Ironiquement, cette langue est aujourd’hui recherchée comme symbole de pureté et de complexité⁶.</p>



<p>Cette recherche prend appui sur les pratiques linguistiques : je travaille actuellement, avec la communauté, à la transcription et à la « mise en circulation » de matériaux linguistiques longtemps considérés comme perdus, produits par le naturaliste italien Carlo Spegazzini en 1880⁷. L’UNESCO a désigné la période 2022-2032 comme la Décennie internationale des langues autochtones⁸. Nous voulons questionner des notions comme « sauvetage », « restitution » ou encore « revitalisation » — comment « restituer » des mots ? Comment les sauver ? L’accent est mis ici sur les personnes, et non sur la langue en tant qu’entité abstraite. En abandonnant la vision réductrice de la langue comme simple structure, nous souhaitons élargir la perspective vers la manière dont ces groupes sociaux se réapproprient les ressources linguistiques et d&rsquo;autres pratiques sociales, souvent négligées par la recherche traditionnelle.</p>



<p>Ma thèse de doctorat portait sur une figure paradoxale et controversée : celle du dernier locuteur — c’est-à-dire des individus largement identifiés comme tels. Les langues marginalisées, parlées par des personnes tout aussi marginalisées, sont soudainement placées au centre de l’attention. Leur histoire trouve un écho dans le journalisme, les articles scientifiques, les documentaires, les fictions, la poésie, les arts visuels et même le tourisme ou l’entrepreneuriat local. À travers une ethnographie comparative et historique de cinq langues autochtones — l’ayapaneco (Mexique), le tinigua (Colombie), le chaná (Uruguay-Argentine), le tehuelche (Argentine) et le yagan (Chili) — j’ai étudié l’émergence et la représentation de ces « derniers locuteurs ». Dans chaque cas, un locuteur d&rsquo;une langue « sans nom », dite mourante depuis des décennies, s’est trouvé lié à des réseaux militants, académiques, culturels et économiques. Plutôt que de déconstruire le mythe du dernier locuteur, j’ai choisi d’étudier ce que ces personnes <em>construisent</em> : beaucoup de choses. Devenues des figures iconiques de leur langue et de leur culture, elles transmettent des récits puissants bien au-delà de leur communauté d’origine ou de la sphère académique.</p>



<p>C’est dans le prolongement de ce travail doctoral que j’ai eu le privilège de m’impliquer dans les projets culturels et linguistiques de la communauté yahgan. Je me suis particulièrement intéressé à la figure de Cristina Calderón (1928-2022)⁹. Malgré la large diffusion médiatique de son histoire, celle-ci n’a pas réellement contribué à une meilleure compréhension ethnolinguistique de son peuple. La langue et la culture yahgan ont souvent été abordées de manière fragmentaire, et surtout par des chercheurs extérieurs, obsédés par l’idée d’extinction¹⁰. Notre projet cherche à s’en détacher, en valorisant la continuité. Le matériel qui en résultera sera produit sous les auspices de la communauté elle-même — une première.</p>



<p>Aujourd’hui, les Yahgan forment deux petites communautés d’environ 300 personnes, établies à Puerto Williams (île Navarino) et à Punta Arenas (Chili), ainsi qu’à Ushuaia (Argentine). Bien que décimée par les épidémies, l’alcoolisme et la désintégration sociale, leur culture fait preuve d’une résilience que l’on pourrait qualifier de « cachée » : compétences linguistiques variables, transmission orale de récits traditionnels, liens avec le territoire, pratiques de subsistance (pêche, cueillette), mémoire des ancêtres. L’idée de ce projet est née d’un commentaire fait par une Yahgan, après la lecture d’un article dans le journal chilien <em>La Tercera</em>¹¹ : « Et après la dernière locutrice, quoi ? » Elle ajoutait : « Vous, les anthropologues, vous vous posez des questions entre vous, et vous y répondez entre vous ! » Après la mort de Cristina Calderón, il nous semble essentiel de documenter la persistance culturelle des Yahgan, et de réfléchir au rôle de l’anthropologie dans cette tâche.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><strong>Annexe : La mort de Cristina Calderón dans les médias</strong><br>La nouvelle de la disparition de la « dernière locutrice » de la langue yahgan a été relayée dans les plus grands médias internationaux :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a class="" href="https://www.repubblica.it/esteri/2022/02/17/news/cile_indigena_yogan_cristina_calderon-338157446/">La Repubblica (Italie)</a></li>



<li><a class="" href="https://www.blick.ch/ausland/santiago-de-chile-letzte-muttersprachlerin-der-yaghan-ureinwohner-gestorben-id17244882.html">Blick (Suisse)</a></li>



<li><a class="" href="https://www.france24.com/en/live-news/20220216-chile-s-last-yaghan-speaker-dies-aged-93">France24</a></li>



<li><a class="" href="https://www.youtube.com/watch?v=EOVChw-V8Ow">YouTube</a></li>



<li><a class="" href="https://www.theaustralian.com.au/life/last-of-the-yahgans-cristina-caldern-loses-the-race-of-life/news-story/525acf009196ff8d48d6d93ba7bc3759">The Australian</a></li>



<li><a class="" href="http://www.mtv.com.lb/en/news/articles/1257564/chilean-indigenous-language-vanishes-as-last-native-speaker-dies">MTV Liban</a></li>
</ul>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>¹ <em>Yamanasiná</em> signifie « encore en vie » en langue yahgan.<br>² Voir CVs. Projet soutenu par le Musée territorial Yagan Usi : <a class="" href="https://www.museoyaganusi.gob.cl">https://www.museoyaganusi.gob.cl</a> – contact : Alberto Serrano (archéologue, directeur du musée) : <a>aserranof@hotmail.com</a><br>³ Il existe en réalité trois peuples fuegiens, dont deux canoéistes (Yahgan et Kawésqar) et les Selk’nam ou Ona.<br>⁴ En fait, quatre jeunes furent embarqués, mais l’un mourut avant d’arriver en Angleterre.<br>⁵ Les jugements de Darwin sont aujourd’hui largement réévalués ; la langue yahgan est désormais étudiée pour sa complexité exceptionnelle (Guinness World Record).<br>⁶ Voir : <a class="" href="https://www.guinnessworldrecords.com/world-records/least-common-language-">https://www.guinnessworldrecords.com/world-records/least-common-language-</a><br>⁷ Voir une image de ce manuscrit dans le document “photos”.<br>⁸ <a class="" href="https://www.unesco.org/fr/decades/indigenous-languages">https://www.unesco.org/fr/decades/indigenous-languages</a><br>⁹ <a class="" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Cristina_Calder%C3%B3n">https://en.wikipedia.org/wiki/Cristina_Calder%C3%B3n</a><br>¹⁰ Les documents existants sont peu accessibles, souvent conservés loin du territoire, et rédigés dans des langues peu compréhensibles pour les Yahgans d’aujourd’hui. Soulignons cependant les travaux d’Anne Chapman et du père Martin Gusinde.<br>¹¹ <a class="" href="https://www.latercera.com/que-pasa/noticia/que-paso-con-la-lengua-yagan-tras-la-muerte-de-su-ultima-hablante-nativa/UZEUSWMLTJHU5JE2KLQZJRL6XU/">https://www.latercera.com/que-pasa/noticia/que-paso-con-la-lengua-yagan-tras-la-muerte-de-su-ultima-hablante-nativa/UZEUSWMLTJHU5JE2KLQZJRL6XU/</a></p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les Hamar d&#8217;Éthiopie</title>
		<link>https://www.fondation-culturelle-barbier-mueller.org/les-hamar-dethiopie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurence Mattet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Jul 2025 18:56:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquêtes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.fondation-culturelle-barbier-mueller.org/?p=3097</guid>

					<description><![CDATA[Un peuple d’éleveurs de la vallée de l’Omo JÉRÔME DUBOSSON Les Hamar sont l’un des seize principaux groupes ethniques de la région du Sud Omo, en Éthiopie. Ils forment une société agropastorale d’environ 46 000 personnes vivant dans de petits établissements communautaires éparpillés à l’extrême sud-ouest du pays. Le territoire qu’ils occupent actuellement s’étend de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Un peuple d’éleveurs de la vallée de l’Omo</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"></h2>



<p><strong>JÉRÔME DUBOSSON</strong></p>



<p>Les Hamar sont l’un des seize principaux groupes ethniques de la région du Sud Omo, en Éthiopie. Ils forment une société agropastorale d’environ 46 000 personnes vivant dans de petits établissements communautaires éparpillés à l’extrême sud-ouest du pays. Le territoire qu’ils occupent actuellement s’étend de la rivière Woito, dans la vallée du Rift, à l’est, jusqu’aux plaines et collines de la basse vallée de l’Omo, à l’ouest. Au nord et au nord-ouest, il rejoint les territoires Banna et Bashada. Ces trois groupes forment ensemble une entité culturelle plus large : ils parlent la même langue, appartenant à la famille sud-omotique, pratiquent l’intermariage et partagent de nombreuses institutions et rituels. Leurs origines sont intimement liées, et leurs différences apparaissent finalement comme des variations d’un même et unique thème.</p>



<p>Dans un environnement composé de prairies, savanes et brousses tropicales et subtropicales, où les pluies sont relativement faibles, imprévisibles et inégalement réparties, les Hamar exploitent toutes les ressources disponibles pour assurer leur autonomie alimentaire. Leur économie est mixte : elle combine l’élevage de petit et gros bétail, l’agriculture, l’apiculture, la chasse et la cueillette. Mais c’est le pastoralisme qui est l’activité la plus valorisée. La possession de bétail est un signe de compétence, et son acquisition en grand nombre — par le biais de razzias, d’échanges, de mariages, d’héritages, de dons ou de requêtes adressées aux membres de la famille ou à des amis — constitue un symbole de réussite sociale et économique. Les Hamar se définissent d’ailleurs comme des « gens du bétail » (<em>waki-edi</em>).</p>



<p>Les Hamar ont fait une entrée tardive dans l’histoire de la recherche anthropologique, et les études qui leur sont consacrées ont encore une influence marginale sur la pensée et la pratique anthropologiques, comparativement à celles menées sur d’autres sociétés pastorales ou agropastorales d’Afrique de l’Est (Dinka, Nuer, Maasai). Cette place marginale s’explique en partie par leur « découverte » relativement récente et par le faible nombre de recherches anthropologiques les concernant. En effet, rares sont les ethnologues ayant travaillé auprès des Hamar, et aucune enquête ethnographique approfondie n’a encore été publiée en français à leur sujet.</p>



<p>Le Dr Jérôme Dubosson vise à documenter la culture matérielle et immatérielle des Hamar, en mettant en lumière le rôle fondamental du petit et du gros bétail dans la production et la reproduction de leur société. Le bétail y est en effet le médium privilégié par lequel les hommes et les femmes expriment leur être, leur identité, leur statut, ainsi que leurs relations sociales. Ce projet entend démontrer que les Hamar, à l’instar d’autres groupes voisins, vivent par, pour et avec le bétail. En cela, ils s’inscrivent dans ce que l’anthropologue américain Melville Herskovits (1926) appelait le <em>East African Cattle Complex</em>, cet ensemble de valeurs associées au bétail, organisant pratiques et représentations dans de nombreuses sociétés est-africaines.</p>



<p>L’ethnogenèse des Hamar permet de définir un peuple possédant une unité culturelle et linguistique dès le XVIIIe siècle. S’il est important de documenter les pratiques d’élevage et les rituels qu’ils ont développés — tels que le saut au-dessus du taureau — pour maintenir leur identité singulière, il est d’autant plus essentiel d’étudier les transformations actuelles. Celles-ci sont induites par le développement économique croissant de la région et par le réchauffement climatique. En effet, l’élevage hamar est en transition : à un pastoralisme centré sur les bovins et caprins succède progressivement un élevage intégrant les dromadaires, animaux plus résistants à la sécheresse et mieux adaptés à l’aridité croissante du milieu. Le Dr Dubosson s’interroge sur la manière dont les Hamar intègrent ces nouveaux animaux à leur système domesticatoire traditionnel, à leurs pratiques pastorales et à leurs représentations du monde.</p>



<p>Pour mener à bien ce projet, le Dr Dubosson s’appuie sur ses expériences de terrain antérieures. Il a vécu plus d’une année auprès des Hamar, dans différents villages et campements pastoraux. Il parle couramment la langue hamar et dispose d’amitiés solides ainsi que d’informateurs privilégiés, notamment dans le village de Dambaiti, situé à mi-chemin entre les centres administratifs de Dimeka et Turmi, et qui constitue son camp de base. Il est en mesure de réaliser des entretiens, de filmer et de photographier librement, ayant acquis un certain statut auprès des Hamar. Il possède également une connaissance approfondie du territoire hamar, qu’il a largement parcouru à pied, depuis les montagnes « ancestrales » de la vallée du Rift jusqu’aux basses terres occidentales, où les Hamar ont commencé à installer de nouveaux établissements et campements à partir des années 1970.</p>



<p></p>
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		<title>Les Kanak de Nouvelle-Calédonie</title>
		<link>https://www.fondation-culturelle-barbier-mueller.org/les-kanak-de-nouvelle-caledonie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurence Mattet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Jul 2025 18:36:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquêtes]]></category>
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					<description><![CDATA[Pratiques et représentations religieuses kanak ALBAN BENSA et CLAUDE GRIN L’expression religieuse kanak originelle est en voie de disparition. Alors que, jusque dans les années 1990 environ, le christianisme, catholique ou protestant, sur la Grande Terre, semblait coexister avec un vigoureux culte des ancêtres, depuis deux décennies, se mettent en place progressivement des syncrétismes. Ce [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Pratiques et représentations religieuses kanak</strong></p>



<p><strong>ALBAN BENSA</strong> et <strong>CLAUDE GRIN</strong></p>



<p>L’expression religieuse kanak originelle est en voie de disparition. Alors que, jusque dans les années 1990 environ, le christianisme, catholique ou protestant, sur la Grande Terre, semblait coexister avec un vigoureux culte des ancêtres, depuis deux décennies, se mettent en place progressivement des syncrétismes. Ce basculement réduit l’importance du travail de communication avec les ancêtres et autres esprits, tandis que se développent des rites et des discours qui empruntent aux religions et sectes chrétiennes. Ces métamorphoses du religieux kanak contemporain, et le peu d’études dont il fait l’objet, rendent urgentes de nouvelles enquêtes de terrain et publications.<br>Les transformations économiques dues au développement du nickel dans la Province Nord, où réside la majorité des Kanak, favorisent l’abandon de l’agriculture, l’urbanisation et, par-là, une érosion des savoirs traditionnels dans tous les domaines. Les relations étroites entre les pratiques religieuses, la connaissance des plantes et la transmission des mythes rendent ainsi d’autant plus urgentes des enquêtes permettant de garder mémoire de pans entiers de connaissances kanak, qui s’altèrent aussi en raison du recul de l’usage des langues vernaculaires.</p>



<p>En s’appuyant sur une solide connaissance de la Nouvelle-Calédonie kanak et forts d’une insertion dans les communautés du centre-nord de la Grande Terre, nous proposons ici des matériaux et des enquêtes de première main à propos des rapports qu’entretiennent les Kanak avec les forces ancestrales invisibles, mais signalées par des plantes, des minéraux et aussi des objets spécialement manufacturés (monnaies de coquillages, sculptures, paquets d’écorce propitiatoires, planches à rêves).<br>Cette ethnographie prendra d’abord un tour ethnolinguistique : recueil et analyse du vocabulaire religieux à partir d’une connaissance précise de la langue paicî et, surtout, à travers notre propre implication dans des rituels appelant l’intervention des ancêtres. La réfraction de ces expériences dans la problématique chrétienne contemporaine sera étudiée à partir de récits de vie livrés par des personnes riches d’expériences spécifiques (thérapeutes, voyants, prêtres et pasteurs kanak).<br>Nous observerons en particulier les modifications dans l’appréhension de la temporalité kanak ancienne, induites par le passage à l’économie urbaine et par le poids des conceptions chrétiennes messianiques du temps. Les Kanak passent en effet progressivement d’une représentation spatialisée et immanente du temps (présence des ancêtres sur les sites sacrés) à une conception non territoriale de la temporalité, qui insiste sur la transcendance du divin et son déploiement dans le temps long de l’accomplissement des prophéties des Écritures.<br>Cette transformation profonde et intime de l’expérience religieuse kanak n’a pas été revisitée depuis les travaux pionniers du pasteur ethnologue Maurice Leenhardt (1878-1954).</p>



<p>Sera donc développé un volet de recherche concernant les techniques thérapeutiques des guérisseurs kanak. La question des relations aux ancêtres sera aussi abordée à partir de la pratique du rêve et d’autres modifications des états de conscience ouvrant vers l’autre monde. Cette enquête empirique auprès de personnes encore porteuses de ces représentations sera appuyée par un travail historiographique sur les textes traitant, depuis deux siècles, de la pratique religieuse kanak, ainsi que de l’influence des églises.</p>



<p>En associant une connaissance approfondie du monde kanak acquise durant plusieurs décennies (Alban Bensa) aux acquis de recherches de longue haleine sur les relations aux morts construites et entretenues par les médiums thérapeutes urbains (Claude Grin), nous pensons être en mesure, après une pré-enquête réalisée en 2015, de mener une recherche approfondie, au plus près des populations.<br>Une insertion de longue date dans le tissu social local, tant auprès des femmes que des hommes, nous permet d’être immédiatement au cœur du sujet, c’est-à-dire de situations impliquant le recours aux ancêtres ou à toutes autres entités importées. En outre, la compréhension de la langue paicî par l’un d’entre nous facilite à l’évidence l’entrée dans la réflexion théologique kanak, animiste ou chrétienne. La participation à l’enquête d’une anthropologue (Claude Grin) nous donnera en outre accès aux pratiques traditionnelles féminines.</p>



<p>Ce travail prendra aussi appui sur un corpus de textes kanak, oraux ou écrits, pour la plupart inédits. Ces documents seront travaillés avec des érudits kanak de villages, dans le cadre de la présente enquête, et feront l’objet d’une restitution progressive aux populations concernées des documents établis par nos soins, en compagnie de leurs parents et grands-parents.</p>



<p>Enfin, l’entreprise de recherche que nous proposons aboutira à la rédaction d’un ouvrage qui réévaluera les travaux sur la question, et présentera les pratiques, les croyances, les objets et autres œuvres en rapport avec l’ancestralité et ses métamorphoses, tels qu’ils peuvent apparaître aujourd’hui à des ethnographes chevronnés.</p>



<p>Alban Bensa et Claude Grin<br>Paris, Lausanne, 14 janvier 2016</p>



<p></p>
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		<title>PARIS, Ouvrage collectif, en partenariat avec l’IPAG et l’ARCH : « Miroirs de l’âme, voyages en esprit »</title>
		<link>https://www.fondation-culturelle-barbier-mueller.org/paris-publication-en-partenariat-avec-lipag-et-larch-a-la-suite-de-la-journee-detude-du-5-fevrier-2025-11-articles-scientifiques-miroirs-de-la/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurence Mattet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Jul 2025 21:25:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Evénements]]></category>
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					<description><![CDATA[La Fondation culturelle Barbier Mueller en partenariat avec l’IPAG et l’ARCH  annonce la publication de l’ouvrage collectif : Miroirs de l’âme, voyages en esprit sous la direction de Giulia Bogliolo Bruna &#38; Adrien Viel. Avant-Propos : Laurence Mattet et François Pannier, postface Sylvie Dallet Articles de : Sébastien Baud, Giulia Bogliolo Bruna, Maria Giuseppina Bruna, [&#8230;]]]></description>
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<p>La Fondation culturelle Barbier Mueller en partenariat avec l’IPAG et l’ARCH  annonce la publication de l’ouvrage collectif : <strong><em>Miroirs de l’âme, voyages en esprit</em> </strong>sous <strong>la direction de Giulia Bogliolo Bruna &amp; Adrien Viel</strong>.</p>



<p>Avant-Propos : <strong>Laurence Mattet et François Pannier, postface Sylvie Dallet</strong></p>



<p>Articles de : <strong>Sébastien Baud, Giulia Bogliolo Bruna, Maria Giuseppina Bruna, Philippe Charlier, Sylvie Dallet, Sophie Goedefroit, Claude Grin, Sylvie Lasserre, Michaël Martin, François Pannier et Adrien Viel.  </strong></p>



<p>Ouvrage préparé par l’Institut Charles Cros et imprimé, diffusé et distribué par l’Harmattan à partir du 30 octobre 2025.<br>Cet ouvrage choral prend sa source dans la journée d’études intitulée « Voyages de l’âme et itinéraires de l’esprit : pour une approche interculturelle », organisée le 5 février 2025 par la Chaire IPAG « Entreprise Inclusive », l’ARCH et la Fondation culturelle Musée Barbier-Mueller, sous le parrainage de la Société de Géographie. Cette rencontre a permis d’explorer, dans une perspective interdisciplinaire et critique, les représentations contemporaines et traditionnelles du voyage intérieur, de la quête spirituelle et de la recherche de sens en croisant les apports des sciences sociales, de la philosophie, de l’anthropologie, des arts et des spiritualités autochtones. Par sa matrice interdisciplinaire, il rejoint la philosophie du parcours « Au carrefour des cultures », porté par la Chaire IPAG  « Entreprise inclusive », en partenariat avec l’ARCH et la Fondation Culturelle Barbier-Mueller.<br><br>L’ouvrage collectif qui en découle s’inscrit dans la prestigieuse collection « Éthiques de la création », dirigée par la professeure Sylvie Dallet et publiée en coédition par l’Institut Charles Cros et les éditions L’Harmattan. Cette collection interdisciplinaire, riche d’une vingtaine d’ouvrages, interroge le lien complexe entre création, rationalité et sensibilité humaine. Elle explore les interactions entre arts, technologies, sciences et spiritualités, tout en valorisant une éthique de la recherche fondée sur la créativité partagée et les mutations contemporaines du savoir. Chaque ouvrage de la collection est accompagné d’une œuvre originale graphiquement réinterprétée, soulignant le lien entre fond et forme dans la transmission de la pensée.<br><br>Dirigé par le Prof. Giulia Bogliolo Bruna et le Dr Adrien Viel, le livre <em>Miroirs de l’âme, voyages en esprit</em> s’affirme comme une démarche collective de «recherche-création », à la croisée des disciplines et des cultures. Il adopte une posture critique et éthique face à des enjeux actuels essentiels : la fragilisation de la science dans l’espace public, le mépris persistant envers les peuples premiers et la marchandisation croissante de leurs savoirs, notamment dans le domaine du chamanisme. L’ouvrage entend ainsi contrer les dérives individualistes et commerciales du néochamanisme contemporain en restituant la profondeur anthropologique, sociale et spirituelle des traditions autochtones ainsi qu’un contre-regard, enraciné dans les sciences de l’organisation. Cette démarche fait ainsi écho  aux ouvrages de référence <em>Chamanisme &amp; Sorcellerie, destins croisés</em> de Sylvie Dallet et <em>Les Objets messagers de la pensée inuit</em> de Giulia Bogliolo Bruna, publiés dans la collection.</p>



<p>Cet ouvrage ambitionne donc, par sa pluralité de ses approches, &nbsp;de participer de la réflexion sur la diversité des formes de savoir. Ce faisant, il questionne la responsabilité éthique du chercheur engagé dans le dialogue des cultures, toujours à l’écoute et à la croisée des disciplines académiques (anthropologie, art, histoire, littérature).</p>



<p>Bogliolo Bruna G. &amp; Viel A. (dir.) <strong><em>Miroirs de l’âme, voyages en esprit</em></strong>, Édition Institut Charles Cros/L’Harmattan, collection «&nbsp;Éthiques de la création&nbsp;», 21 euros, novembre 2025.</p>



<p></p>
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		<title>GENÈVE – Musée Barbier-Mueller, 10, rue Jean-Calvin (Vieille-ville) &#8211; Conférence de la Dre Pascale-Marie Milan : « Chemins funéraires et paysages spirituels chez les Na de Chine »</title>
		<link>https://www.fondation-culturelle-barbier-mueller.org/geneve-musee-barbier-mueller-10-rue-jean-calvin-vieille-ville-conference-de-la-dre-pascale-marie-milan-chemins-funeraires-et-paysages-spirituels-chez-les-na-de-chine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurence Mattet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Jul 2025 21:14:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Evénements]]></category>
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					<description><![CDATA[Chez les Na, les rites funéraires offrent aux spécialistes rituels, les daba, l’occasion de réciter les noms des lieux traversés par les ancêtres lors de leurs migrations. Par cette récitation, ils accompagnent l’âme du défunt sur le chemin du retour vers le pays des origines, situé dans une montagne de la région. Les âmes empruntent [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Chez les Na, les rites funéraires offrent aux spécialistes rituels, les <em>daba</em>, l’occasion de réciter les noms des lieux traversés par les ancêtres lors de leurs migrations. Par cette récitation, ils accompagnent l’âme du défunt sur le chemin du retour vers le pays des origines, situé dans une montagne de la région.</p>



<p>Les âmes empruntent alors des chemins funéraires qui rejouent les trajectoires historiques du groupe familial. Dans ces chants rituels, une géographie sacrée se dessine : les <em>daba</em> nomment des montagnes à la fois imposantes par leur matérialité et investies d’une force spirituelle, souvent considérées comme divines ou habitées par des esprits. Ils précisent également les directions cardinales que chaque défunt doit suivre pour éviter les esprits néfastes.</p>



<p>À partir de la description de ces rites funéraires, cette conférence propose d’explorer une matrice historique de lieux puissants et de chemins de socialité, reliant passé et présent, intérieur et extérieur, visible et invisible, vivants et morts.<br>Cette perspective offre un point d’entrée pour comprendre comment la vie sociale des Na s’inscrit dans un continuum de relations — de parenté et à l’environnement — façonné par les interactions entre humains et non-humains, générant ainsi de véritables paysages spirituels.</p>



<p><strong>Pascale-Marie Milan</strong> est anthropologue, spécialiste des Na de Chine, un cas exemplaire de société matrilinéaire et matrilocale. Après avoir travaillé sur le tourisme et le changement social, elle explore aujourd’hui les formes d’appartenance et de socialité à travers une approche ethnographique des relations entre proches, des rites et des mythes chez les Na. Elle s’appuie sur l’étude des relations entre humains et non-humains dans leur rapport à la nature environnante pour comprendre les logiques locales de la parenté à l’aune de l’espace transethnique que constitue la bordure sino-tibétaine.</p>
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